Réponse aux propos d’Alain BERTRAND dans Lozère Nouvelle du 1er mars 2013

« Alain BERTRAND serait bien inspiré de méditer la maxime « Mauvaise foi n’est pas vérité », car s’il pratique volontiers la première, il s’affranchit allègrement de la seconde. Au cours de ma vie politique, j’ai toujours placé l’homme devant l’idéologie et ce faisant, je pense avoir entretenu avec le sénateur-maire de Mende des relations empreintes de correction et de franchise.

Mais Alain BERTRAND semble quelque peu perturbé par son passage du statut d’opposant à celui de membre d’une majorité gouvernementale qu’il n’assume manifestement pas comme il devrait. A tel point qu’il se laisse aller à des dérapages que je me dois de redresser. Ainsi, j’aurais été silencieux lors de la mise en œuvre de la RGPP ? Faux ! J’avais personnellement interpellé Nicolas SARKOZY et lui avais demandé de mettre un coup d’arrêt à cette politique dans trois domaines : l’école, l’hôpital et la sécurité. J’ai été entendu puisqu’en 2011, ces trois secteurs ont été épargnés. Ainsi encore, je n’aurais pas réagi lors de l’instauration des conseillers territoriaux ? Encore faux ! Avec 24 députés UMP, j’ai voté contre cette réforme que j’estimais contraire aux intérêts des départements.

Je le répète : je privilégie la qualité des relations humaines et dans la cohérence de cette conviction, je me refuse à adopter des positions stériles. J’en donne deux exemples en forme d’engagement : je voterai en faveur de l’accord intervenu entre les partenaires sociaux sur la flexibilité et la sécurité de l’emploi d’une part, des réformes constitutionnelles en préparation d’autre part, à la condition que les textes proposés ne soient pas dénaturés par rapport à ce que nous en connaissons aujourd’hui.

Si j’appartiens au groupe parlementaire UMP, je conserve mon indépendance, car de mon point de vue, la discipline n’est pas synonyme de soumission. Il n’est pas certain qu’Alain BERTRAND ait donné à voir la même liberté et la même éthique. »

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